dimanche 17 novembre 2013

MARIAGE HOMOSEXUEL, PHENOMENE NOUVEAU?



Devant l’obsession de donner un statut juridique à l’union homosexuelle et surtout, de légiférer le mariage entre personnes de même sexe, certains ont affirmé l’existence et la reconnaissance de ce type de mariage dans des sociétés antiques et, même dans certaines civilisations européennes. Nous transcrivons ici une partie de l’entretien de Françoise Héritier – Anthropologue et Auteur de Masculin/Féminin – publié sur le site internet de projet collectif  "Mariage homosexuel & homoparentalité" à Sciences-Po.

Françoise Héritier - Anthropologue
A la question de savoir s’il existe des sociétés où l’union de couples homosexuels est avérée, elle répond par la négative. En voici sa réflexion.
« Ce qu’il faut admettre, c’est qu’il n’y a pas de société connue qui reconnaisse l’existence d’unions homosexuelles de même valeur que les unions hétérosexuelles.
A cela, il y a plusieurs raisons. La principale est que l’union hétérosexuelle s’opère dans le but d’avoir des enfants, qu’elle est le garant de rapport harmonieux entre deux familles, qui deviennent un élément du couple et qui établissent entre elles des relations consanguines.
Néanmoins, il existe des cas, peu fréquents mais reconnus, où des unions homosexuelles ont pu être validées de façon plus ou moins temporaire.
Dans certaines sociétés indiennes d’Amérique du Nord, certains comportements transsexuels sont ainsi reconnus. C’est le cas notamment de ceux que l’on nomme les Berdaches. Au sein de ces sociétés, des individus de sexe masculin sont habillés en femmes, ils ont le comportement des femmes - comme les Rae Rae à Tahiti - et peuvent vivre avec des hommes de façon au moins temporaire. Dans ce cas de figure, les Berdaches se comportent comme les épouses. Ainsi, ce type d’union qui peut être qualifiée d’homosexuelle existe, mais elle n’a pas le même statut qu’une union hétérosexuelle. Elle est considérée comme une possibilité d’expression de l’individu. S’il n’est pas réprouvé ou interdit d’être un Berdache, cela n’est pas non plus recommandé. Par ailleurs, l’union d’un homme avec un Berdache ne peut être que transitoire, puisqu’à la fin il doit avoir une épouse et des enfants. 

Dans le film Little Big Man, Dustin Hoffmann est confronté à un moment avec un Berdache, ainsi
qu’avec un Contraire, c’est à dire un individu qui extériorise sa fureur de vivre en faisant tout de manière contraire. Cela donne une illustration de l’image du Berdache dans le cinéma américain…
Des cas de figures similaires peuvent se retrouver dans des sociétés d’Afrique de l’Est ou d’Océanie. Ainsi, il s’agit de formes d’organisation sociales sociologiquement admises. Elles ne sont toutefois pas assimilées au mariage durable à vie : elles ne sont ni réprouvées ni valorisées, mais elles existent.
Il a également existé des cas d’unions homosexuelles entre femmes dans des sociétés d’Afrique de l’Est telles que les Nuers, sociétés qui n’existent plus désormais. Elles ont été étudiées par Evan Pritchard dans les années 1950. Il ne s’agissait pas d’unions homosexuelles reconnues comme telles, mais elles traduisaient la possibilité de changer de statut économique et social pour les femmes ayant fait la preuve de leur stérilité, au bout d’un certain nombre d’années de mariages sans enfants. 

Dans ces sociétés, l’existence de ces femmes stériles était considérée comme une erreur de la nature. Ces femmes étaient alors assimilées à des hommes dans des corps féminins. Celles qui revenaient dans leur village d’origine se trouvaient donc incluses dans leur lignage au même titre que les hommes et pouvaient bénéficier d’une redistribution des compensations matrimoniales que les hommes recevaient pour leurs filles et leurs nièces. En effet, le don d’une fille en mariage à une autre famille entraînait des compensations financières, souvent en nature, qui se trouvaient réparties entre le père et les oncles de la fille en question. Le statut de l’épouse était d’abord celui de la personne pour laquelle une compensation financière a été versée. Les femmes stériles retournées au village participaient à cette redistribution avec le statut d’oncle. Quand elles avaient accumulé assez de compensations matrimoniales, elles pouvaient à leur tour se « payer » une épouse.

Les épouses ainsi « achetées » par les femmes stériles devaient alors se comporter en tout point comme une épouse normale, à ceci près que, pour Pritchard, il n’y avait certainement pas de relations sexuelles entre les deux femmes. La femme qui « achetait » ainsi une épouse était en droit de vouloir faire fructifier son « bien ». Cela impliquait que l’ « achetée » travaille pour elle, mais aussi qu’elle ait des enfants. A cette fin, des esclaves étaient appointés pour effectuer le travail du lit : ils étaient à ce titre rémunérés en nature. Les enfants qui naissaient ensuite étaient reconnus comme issus de l’ « acheteuse ».
Ceci correspond bien pour nous à une forme de mariage homosexué, mais pas pour les Nuers, puisque la femme stérile « acheteuse » était perçue comme un homme. 

Il existe un troisième type de sociétés reconnaissant une forme de mariage homosexuel, du moins dans le cadre de la projection de notre manière de pensée sur ces populations. Il peut être rattaché aux pratiques de certaines populations de Nouvelle Guinée. Selon elles, un homme n’a pas la capacité de fabriquer son sperme tout au long de sa vie : il faut lui en fournir une certaine dotation avant la puberté, dotation qui sera utilisée ensuite. 

Cette dotation peut selon ces populations être prolongée, en mangeant certains fruits, mais l’idée de base est qu’il existe une dotation initiale et que cette dotation est le fruit de la générosité d’autres hommes, dotation qu’il convient ensuite de gérer de la meilleure manière. Il en résulte d’ailleurs l’obligation d’une grande sagesse dans le comportement sexuel, puisqu’il ne faut pas galvauder cette dotation initiale.

Cette dotation est obtenue par relations de type sodomie ou fellation, selon les normes de ces sociétés, souvent auprès des oncles maternels. Gilbert Herdt a montré que chez les Sambias, la transition vers une sexualité non homosexuelle se passe sans trop de problèmes quand les jeunes hommes deviennent adultes. Il arrive toutefois que certains prennent goût à ces pratiques. Il cite ainsi un homme qui aurait voulue les continuer. Or, cela était très mal vu au sein de sa société.
Ainsi, si l’existence d’unions homosexuelles est reconnue, celles-ci n’ont jamais la même valeur que les unions hétérosexuelles. 

Il existe plusieurs raisons qui font que le mariage hétérosexuel soit si valorisé.
D’abord, il se fonde sur un point de vue souvent omis dans la description des mariages homosexuels. Aujourd’hui, dans nos sociétés contemporaines, le mariage est conçu comme une relation privilégiée entre deux personnes qui s’aiment et concrétisent leur amour à travers un lien socialement reconnu, qui ne peut être rompu que par la mort ou le divorce.

Or, la réalité profonde du mariage est ailleurs. En fait, il s’agit d’abord d’une relation de coopération, d’assistance ou de paix entre deux maisons ou deux lignages. Le mariage résulte de l’insécurité des relations entre des groupes consanguins. Ce qui est manifeste, c’est la peur de l’autre. Certains groupes de petite taille sont extrêmement vulnérables à cause du sex ratio qui leur est défavorable. Sur une période de temps courte, il est possible d’avoir un déséquilibre, souvent marqué par le fait de ne pas avoir assez de filles. Puisqu’il manque des filles, il faut les prendre ailleurs, d’où des guerres entre ces groupes.

A l’aube de l’humanité, tout se passe dans ces groupes consanguins quand arrive l’idée qu’il vaut mieux s’entendre que se faire tuer. Pour Taylor, l’humanité a du choisir entre se faire tuer à l’extérieur ou se marier à l’extérieur. Il a fallu alors mettre en exergue dans les esprits humains la prohibition de l’inceste : on ne touche pas à ses proches sexuels. Un homme ne touche pas à sa fille car il la donne à un autre groupe contre une des filles de ce groupe. Cet échange est au fondement de la valence différentielle des sexes : les hommes ont la possibilité de disposer des femmes. L’institution du mariage créé un rapport durable entre les deux groupes entre lesquels de met en œuvre la répartition sexuelle des tâches.

De plus, le mariage désigne un rapport entre groupes, et pas seulement entre individus. Ceci est toujours le cas et se voit dans le fait que le mariage est le seul contrat à mobiliser les familles. Il s’agit toujours d’une occasion festive où les deux familles se rencontrent. De nouvelles rencontres et de nouvelles alliances peuvent par ailleurs être conclues à l’occasion de ces cérémonies. Même s’il est un choix individuel, le mariage est perçu comme un accord entre deux familles.

Dans diverses sociétés, dans l’histoire comme dans l’observation contemporaine, il existe néanmoins d’autres possibilités de faire la paix entre groupes. Par exemple figurent les dons d’otages, qui peuvent concerner des hommes comme des femmes. Ils ne sont cependant pas forcément vus comme un rapport durable. Cet échange doit garantir la paix, mais il n’est pas forcément fructueux.

Figurent également les dons d’enfants, pratique qui s’opère toujours entre certaines populations en Océanie. Entre groupes, il est possible de se donner des enfants mutuellement. Les groupes élèvent ainsi quelques uns de leurs propres enfants ainsi que d’autres qui sont issus de l’échange. 

L’humanité a par conséquent inventé différentes méthodes pour assurer la paix entre groupes. Le mariage hétérosexuel est une de ces méthodes. Il possède une force supplémentaire car il permet que des enfants soient issus des deux lignées qui se trouvent unies, ce qui permet de transformer des ennemis non pas en alliés mais en consanguins. Les enfants se trouvent obligés d’entrer en coopération durable : un rapport fusionnel est établi entre les deux groupes. Cela ne veut pas dire que le mariage homosexuel n’aurait pas eu le même succès, mais il ne permet pas cette transformation d’anciens ennemis en consanguins. »

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dimanche 10 novembre 2013

LE MARIAGE POUR TOUS!!! THEME AMBIGÜE



«  Le mariage pour tous » est le vocable choisi par le Parti Socialiste pour donner une valeur juridique à l’union entre personnes de même sexe. Ce terme nous semble impropre à deux niveaux : le contenu du thème Mariage et les sujets du mariage.

      La définition du mariage

Le thème Mariage a en lui-même son sens et sa compréhension. Parler du mariage, traduit une idée d’harmonie et de complémentarité. Ainsi, avons-nous :
-          Au sens propre, le mariage est une union légale contractée par un homme et une femme ; une cérémonie au cours de laquelle un homme et une femme s’unissent dans le but de fonder une famille.
-          Au sens religieux, le mariage est un sacrement (catholique) qui célèbre l’union d’un homme et d’une femme dans le but de fonder une communauté profonde de vie, caractérisée par l’aide mutuelle des conjoints, la procréation et l’éducation des enfants.
-          Au sens figuré, le mariage est le mélange qui résulte de l’association de plusieurs choses. Exemple : l’association de cartes de jeu en fonction des couleurs ou des figures, ou encore l’association ou la fusion de deux groupes économiques, politiques ou financiers…
Dans ces différents domaines de définition, où pourrions-nous situer le ‘‘mariage’’ homosexuel ? Il ne pourrait pas entrer dans les deux premiers parce qu’ils précisent que l’union doit se faire entre un homme et une femme. Donc, tournons vers le troisième domaine, sans doute, trouverons-nous un espace pour l’y loger : le sens figuré du mariage. C’est possible.
Cependant, il faut dire que le figuré n’est pas le vrai ou c’est une pâle copie de la Vérité. Alors pourquoi vouloir donner une valeur à une « anti-valeur », à un Mensonge ?

      Les sujets du mariage

L’alliance matrimoniale a ses conditions et ses exigences. Les codes du droit affirment que tous ont droit au mariage. Cependant, ils mettent quelques restrictions qui pourraient être considérées comme des empêchements. Ainsi pouvons-nous en citer quelques-unes : l’âge minimum pour contracter mariage, l’affinité parentale ou la consanguinité en ligne directe, etc.
Il y a aussi des motivations intérieures et personnelles (choisir de ne pas se marier, par exemple) ou des raisons de santé physique ou psychologique qui peuvent interdire une personne de contracter mariage.
En somme, le mariage est une noble institution qui n’est pas donnée à tous ; il ne peut être pour tous. De même, le vocale « Mariage pour tous » ne veut rien dire. C’est un leurre !

mercredi 6 novembre 2013

APRES LA FETE... LA DEFAITE



« Après le fête, vient la défaite » dit-on souvent au lendemain d’une nuit de fête et surtout pour symboliser la « gueule-de-bois » que l’on présente.
Aussi, appliquons-nous ce dicton à la grande victoire du gouvernement du Président Français François Hollande qui a « réussi » à imposer le mariage et l’adoption aux couples homosexuels à une société française qui ne demandait que des solutions pour sortir de la crise économique, des solutions au problème du chômage…
Au lieu d’apporter des réponses aux aspirations profondes de ce peuple, nous avons l’amère surprise de constater que l’on en a créé de tout nouveau.


En effet, le mariage pour tous qui avait comme objectif de créer de plus nombreuses familles dites « arc-en-ciel » ou non et de permettre aux enfants d’être accueillis dans des « foyers stables » composés de deux hommes ou de deux femmes ou d’un homme et une femme, et même d’un homme vivant seul ou d’une femme seule.
Ainsi donc, depuis l’entrée en vigueur de la loi du 17mai 2013il nous est donné de constater une exposition de mariage de personnes de même sexe dans les différentes communes de France. 596 est le nombre de mariages homosexuels célébrés durant les trois premiers mois de la promulgation de la loi Taubira, soit a peu près 1% du total des mariages en France. A révélé une enquête  réalisée auprès des 50 plus grandes communes de France et diffusée par France inter le mardi 27 août 2013.  Les demandes de mariage entre homosexuels se multiplient. Les maires sont alors obligés de les célébrer tous. Il n’y a plus pour eux, la possibilité de faire jouer la clause de conscience. Le Conseil constitutionnel en a décidé ainsi.
Mais aussi vite que prévu, arrivent les premières nouvelles de divorce.
« Après le mariage, le divorce ! » Incroyable. Un acte qui était synonyme de stabilité et fidélité, devient pour ainsi dire un vulgaire contrat qu’on rompt à la première incompréhension. Allez-y comprendre quelque chose !
Selon France TV Info, un premier divorce entre un couple de personnes du même sexe s'apprête à être prononcé par le Tribunal de grande instance de Paris en novembre. Ce fait malheureux donne raison aux spécialistes qui ont affirmé qu’un tel mariage ne pourrait durer dans le temps. « On ne construit pas un Bien sur le mensonge ! »

samedi 2 novembre 2013

Au coeur de la "Manif pour tous" du 13 janvier 2013 à Paris

Une très belle vidéo qui nous fait comprendre l'esprit de la manifestation du dimanche 13 janvier 2013 contre la loi du mariage pour tous.


Comment sommes-nous arrivés à ne plus écouter le peuple?!!!!

jeudi 31 octobre 2013

LE GRAND REVE ET... MILLE QUESTIONS !



Selon un communiqué de l’Élysée du dimanche 9 décembre 2012, le Président Hollande a annoncé sa volonté de doter la France d’un « observatoire national de la laïcité ». Une vision très significative et honorable qui mériterait l’acclamation de tout le peuple parce que ce ‘‘nouveau organe de réflexion gouvernemental’’ aurait pour mission principale de donner une « nouvelle pulsion à la transmission de la morale laïque à l’école », précise-t-il.

Initiative louable qui semble, toutefois, contredire les faits de la réalité socio-politique du moment, notamment le vote de la loi du mariage pour tous. Au-delà des abus dont est victime le vocable ‘‘laïc’’ et de son extension à rompre les limites du possible, de nombreuses interrogations et inquiétudes sont portées sur les objectifs réels d’un tel observatoire. Ne serait-il pas un réseau de propagande des idées d’un parti politique ? Qu’est-ce qu’une morale laïque ? Serait-elle opposée à celle des grandes religions du Livre ? A quoi consisterait-elle ? Quelles en seront ses fondements ?

Si cette morale laïque se basent la nature, elle sera donc une morale naturelle, et de ce fait, s’opposerait au mariage homosexuel dans ses prémisses. En effet, les lois naturelles et de la physique nous apprennent que deux pôles de charges identiques se repoussent et celles de charges contraires s’attirent… Alors, comment une morale enseignée dans les écoles pourrait-elle dire le contraire, au nom de l’égalité ou de l’évolution des sociétés ?
Et si la culture ou les valeurs sociétales constituent son socle, elle niera tout simplement le caractère naturel de la personne humaine. Un rêve…, ma la réalité est bien différente.